Surhumaine, la traduction littéraire? Du moins, c'est ce que l'on pourrait penser en apprenant les conditions de travail des traducteurs du dernier ouvrage de Dan Brown, The Lost Symbol. Un mois pour traduire un livre, ou plutôt l'adapter, c'est peu, même à deux traducteurs! Je serais curieuse de savoir combien il a fallu de temps à Dan Brown pour écrire son livre (sûrement plus qu'un mois!)... Des journées de 15 heures de travail minimum, 7 jours sur 7, ce n'est vraiment pas pour tout le monde. J'espère qu'au-delà de la fierté qu'un tel travail peut apporter, la rétribution en valait le coup, même si le domaine de la traduction littéraire n'est pas tellement réputé pour ça. Chose certaine, il faut être passionné!
J'ai beaucoup de respect pour ces traducteurs, capables de négliger tous les autres aspects de leur vie pendant tout un mois. J'ai adoré mon cours de traduction littéraire à l'université, et le cours de traduction et adaptation audiovisuelles que je terminerai sous peu me passionne tout autant... Toutefois, quand je vois les conditions de travail des traducteur de ces domaines, la pression qu'ils doivent subir, je désenchante. Comment font-ils pour concilier travail et famille? Je sais que la traduction n'est pas un domaine facile, les délais sont serrés et tout est toujours pour hier... Néanmoins, ça me semble encore pire en traduction littéraire ou audiovisuelle, car les produits traduits sont en grande majorité de la "marchandise", des produits qui doivent être vendus, en la plus grande quantité possible et le plus vite possible. Mais est-ce qu'à en demander tant aux traducteurs (et à tous les autres intervenants qui entrent dans la chaîne de fabrication d'un produit), on ne finira pas par les essouffler?
À voir également, le billet de L'observatoire de la traduction au sujet des éditeurs de Dan Brown.